6 mars 2022
17h00à19h30 Conférence + concert
© Pierre Acobas

Conférence sonore // solo noise

Planétarium // Plein tarif : 6,50 € ; tarif réduit : 4 € ; Joker : 3,50 €// Réservation ICI

Une coproduction Jazz à Poitiers et le Lieu multiple/EMF

 

Catherine Guesde – Cosmologies de la noise 17H // planétarium

“Peut-on créer des cosmologies avec de la noise ? L’avènement de la science moderne nous rend exotiques les cosmologies traditionnelles, et des théories telles que celle de l’harmonie des sphères : l’idée qu’avant toute musique instrumentale créée par les hommes, il existerait une musique céleste parfaite, liée à la relation des planètes. Souvent urbaine et chaotique, la noise semble peu concernée par ces discours chargés de métaphysique : elle serait le son d’une humanité qui ne fait face qu’à elle-même et à ses productions industrielles et techniques. Pourtant, depuis le monde de la noise, du côté de la création comme de l’écoute, de nouveaux discours émergent autour du son comme élément unifiant de l’univers. La noise permettrait-elle de renouer avec la cosmologie ?

À partir de la pratique sonore et de l’histoire de la philosophie, cette conférence-concert explorera les histoires de création, de destruction et de structures de l’univers qu’il est possible d’envisager depuis la noise.

Catherine Guesde est philosophe, critique musicale et musicienne. Elle s’intéresse à la question de l’écoute et à la dissolution des formes musicales dans le drone, le metal extrême et la noise. Cigvë est son principal projet musical. Un dispositif simple (guitare solo, effets) permet d’explorer les frontières entre mélodie, bruit et son continu, et de jouer avec ou contre les autres protagonistes du projet : le feedback, les harmoniques, les sons fantômes.

Jean-Sébastien Mariage – Tout Corps d’État 18H // planétarium

Les cordes de la guitare de J-S Mariage tissent une toile qui fait apparaître un horizon sonore dont les reliefs sont dessinés par les fluctuations de la matière électrique. Loin du contrôle ou de la maitrise, le musicien met ici en jeu un dispositif des plus simplistes qu’il pousse à l’extreme, déambulant autour de l’amplificateur, comme une danse qui déstabilise les ondes.

 

Posted by Lieu multiple